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Journée de la recherche 2026

Présentation des résultats récents de la recherche et des dernières avancées scientifiques et technologiques dans le domaine de l’information géographique

Publié le 19 mars 2026

L'Université Gustave Eiffel, l'IGN et Géodata Paris (ex ENSG-Géomatique), organiseront la 35ème Journée de la Recherche. 
Cette édition proposera un panorama des recherches que mènent les trois laboratoires de l'IGN / Géodata Paris : le laboratoire en sciences et technologies de l'information géographique pour la ville intelligente et les territoires durales (LASTIG), le laboratoire d'inventaire forestier (LIF) et l'équipe IPGP / Géodésie. 

Au programme de la journée

Programme avec abstracts

9h-9h30 Accueil café 
9h30-10h Intervention de Sébastien Soriano, directeur général de l'IGN 
Introduction par Patrick Sillard, directeur de Géodata Paris et Nicolas Sennequier, directeur adjoint en charge de la recherche de Géodata Paris  
Présentation de la journée par Maria Jesus Lobo-Gunther et Mehdi Daakir

Session : "Observation de la Terre"
Présidente de session : Laurence Jolivet (LASTIG/STRUDEL)

10h-10h15 Modèles de flux riemanniens pour l'interférométrie SAR, Nicolas Audebert (LASTIG/STRUDEL)
10h15-10h30 Correction atmosphérique d'images aériennes à l'aide de données de réflectance issues de satellites, Alexane Nghien (LASTIG/GEOVIS)
10h30-10h45 UniverSat : Towards a Universal Geospatial Model, Guillaume Astruc (LASTIG/STRUDEL)
10h45-11h Remote Sensing Change Detection via Weak Temporal Supervision, Elliot Vincent (LASTIG/STRUDEL)
11h-11h15 Etude méthodologique rétrospective sur l'utilisation d'image aérienne pour estimer l'exposition aux pesticides, Léopold Jouffroy (LASTIG/STRUDEL, CLB)
11h15-12h Session Posters (+café)

Session : "Forêts et dynamiques des territoires"
Président de session : Nikola Besic (LIF)

12h-12h15 Evaluation du simulateur GEDI sur les forêts françaises à partir de données LiDAR HD, Selim Behloul (LIF, LSCE)
12h15-12h30 Monitoring du renouvellement des forêts françaises, Théophile Moreal de Brevans (LIF)
12h30-12h45 "Ceux qui vont mourir te saluent" : Vers des indicateurs de vitalité pour anticiper la mortalité des arbres, Lionel Hertzog (LIF)
12h45-13h Modèles orientés graphe pour l'intégration, le rapprochement et l'interrogation de données ouvertes pour le suivi des indicateurs de développement durable, Bénédicte Bucher (LASTIG/MEIG)
13h-14h15 Pause déjeuner (libre)

Session : "Visualisation & Données spatiales"
Présidente de session : Laura Wenclik (LASTIG/GEOVIS)

14h15-14h30 GEMAUT (2006-2026) : Une brève histoire d'un outil Open-Source pour Générer Automatiquement des Modèles Numériques de Terrain à partir de Modèles Numériques de Surface Satellitaires Haute Résolution, Nicolas Champion (IGN/SIS)
14h30-14h45 Interactive Modeling of 3D Buildings based on face-shifts and edge-flips, Florent Geniet (LASTIG/ACTE)
14h45-15h 2D and 3D visualisation of ensemble coastal flood forecasting data to aid decision making under uncertainty, Julius Bañgate (LASTIG/GEOVIS)
15h-15h15 STAG : Système de réalité augmentée extérieur utilisant GeoWebXR, Corentin Gautier (LASTIG/GEOVIS)
15h15-15h30 Analyse sémantique des Cahiers citoyens : identification des sujets abordés via des méthodes de clustering, Sami Guembour (LASTIG/MEIG)
15h30-16h15 Session Posters

Session : "Mesures géodésiques & métrologiques"
Présidente de session : Maylis de La Serve (IPGP/GEODESIE)

16h15-16h30 Analyse métrologique d’un algorithme modulaire et itératif d’agrégation de trajectoires GNSS: application à la construction d’un réseau de mobilité, Marie-Dominique Van Damme (LASTIG/MEIG)
16h30-16h45 DORIS au coeur de la géodésie spatiale et de l'observation de la Terre, Arnaud Pollet (IPGP/GEODESIE)
16h45-17h Modèle de tectonique des plaques de l'ITRF : comment tenir compte du rebond postglaciaire ?, Laurent Métivier (IPGP/GEODESIE)
17h-17h15 Un formalisme unifié pour l'évaluation de l'incertitude sur les tendances dans les données climatiques, Kevin Gobron (IPGP/GEODESIE)

Quand et où ?

Date : mardi 10 mars 2026

Lieu : Université Gustave Eiffel - bâtiment Bienvenüe - entrée par le 12, boulevard Copernic 77420 Champs-sur-Marne ou via le 6-8, avenue Blaise Pascal 77420 Champs-sur-Marne (via le hall de Géodata Paris)

Mis à jour 19/03/2026

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Kristel Chanard obtient le prix Irène Joliot-Curie !

Publié le 28 novembre 2025

© Académie des sciences – Mathieu Baumer

Une nouvelle distinction pour Kristel Chanard, chercheuse à l'IGN / Géodata Paris. Après avoir obtenu la médaille de bronze du CNRS, en février 2024, Kristel Chanard se voit une nouvelle fois récompensée avec le prix Irène Joliot-Curie dans la catégorie "Jeune femme scientifique" !

Ce prix décerné chaque année, met en lumière la carrière de femmes scientifiques qui allient excellence et dynamisme, et qui se distinguent par un parcours et des travaux faisant d'elles des spécialistes de talent dans leur domaine.

Cette distinction souligne également l'importance de la place des femmes dans la recherche et plus globalement dans les disciplines scientifiques.

Des travaux qui éclairent les dynamiques de notre planète

Les travaux de Kristel Chanard s'intéressent aux déformations de la Terre causées par des masses d'eau : 

  • Glaciers
  • Nappes souterraines
  • Océans...

Ces recherches sont importantes d'un point de vue scientifique mais aussi sociétal, notamment pour la compréhension et l'impact des séismes, ou encore l'évolution et la gestion des ressources en eau.

Une reconnaissance pour la recherche à l'IGN / Géodata Paris

Cette distinction met en avant la qualité des travaux de recherche menés par les équipes de l'IGN et Géodata Paris qui œuvrent à la production, l'analyse et la valorisation des géodonnées. 

Nous adressons toutes nos félicitations à Kristel Chanard pour ce prix et pour ses travaux de recherche, qui contribuent à une meilleure compréhension de notre planète.

Mis à jour 19/03/2026

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Mise à jour du Repère International de Référence Terrestre (ITRF) : l’IGN à la manœuvre

Publié le 06 novembre 2025

Temps de lecture : 5 minutes

Le 30 septembre 2025, l’IGN a publié la seconde mise à jour de la version ITRF2020 du Repère International de Référence Terrestre (ITRF), appelée ITRF2020-u2024. Véritable socle pour la mesure et la compréhension des mouvements de notre planète, l’ITRF constitue la référence mondiale du positionnement terrestre.

Un repère essentiel pour comprendre les dynamiques de la Terre

L’ITRF (International Terrestrial Reference Frame) est un référentiel terrestre, muni d’un système de coordonnées tridimensionnelles décrivant avec une extrême précision la position et le mouvement des points d’observation situés à la surface de la Terre.
L’ITRF sert de base :

  • au calcul des orbites précises des satellites d’observation de la Terre,
  • à la surveillance des déformations de la croûte terrestre,
  • à l’étude du niveau des mers et du climat,
  • et plus généralement à toutes les disciplines nécessitant une mesure stable et cohérente dans le temps de la position de notre planète.
     

Une collaboration scientifique mondiale

La détermination de l’ITRF repose sur une vaste coopération internationale coordonnée par l’Association Internationale de Géodésie (AIG), via ses services de géodésie spatiale et d’astrométrie.

L’IGN, au travers de son expertise reconnue en géodésie, assure la centralisation et le calcul du repère de référence mondial.

Les données proviennent de stations réparties sur l’ensemble du globe et reposent sur plusieurs techniques complémentaires :

  • GNSS (GPS, GLONASS, Galileo) : mesure des distances par signaux satellites.
    SLR: tirs laser vers des réflecteurs à bord de satellites pour mesurer les distances.
  • DORIS : signaux émis par des balises au sol et captés par des satellites pour déterminer leur position.
  • VLBI (Very Long Baseline Interferometry) : observation simultanée d’ondes radio émanant de quasars lointains par plusieurs radiotélescopes.

Chaque technique fournit des coordonnées journalières ou hebdomadaires qui, combinées, permettent de recalculer le repère terrestre avec une précision millimétrique.
 

Ce que révèle l’ITRF : la Terre en mouvement

Les données intégrées dans cette mise à jour permettent d’observer les mouvements des plaques tectoniques, les déformations locales et les vitesses de déplacement des sites d’observation.
Ces informations sont accessibles librement sur le site web de l’ITRF, qui publie les coordonnées et champs de vitesses  pour l’ensemble des stations des quatre techniques de géodésie spatiale.
 

Station GNSS ©IGN

Pourquoi cette mise à jour est cruciale

L’ITRF joue un rôle clé à trois niveaux :

  • Opérationnel, en fournissant une référence stable pour tous les systèmes mondiaux de positionnement (GNSS).
  • Scientifique, en soutenant les recherches en géodésie, géophysique et climatologie.
  • Sociétal, en améliorant la précision des systèmes de navigation, de cartographie, et des modèles liés à l’environnement et aux risques naturels.

Une mission stratégique pour l’IGN

En assurant la mise à jour et la diffusion de l’ITRF, l’IGN confirme son rôle de référence internationale en géodésie et contribue directement à une meilleure compréhension des dynamiques de la Terre.
Derrière ces calculs complexes se cache un enjeu simple et essentiel : disposer d’un repère commun, partagé par la communauté scientifique mondiale, pour mesurer le monde qui bouge.
 

Mis à jour 19/03/2026

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Une ancienne élève de l’ENSG-Géomatique publie dans Nature Communications

Publié le 22 avril 2025

Temps de lecture : 3 minutes

Glacier

Flora Huiban, ancienne étudiante de l'ENSG-Géomatique, étudie "la piraterie des flux de glace". Un article scientifique à retrouver dans Nature Communications, un journal prestigieux !

La piraterie des flux de glace qu'est ce que c'est ? 

Glacier
© Helena Bilkova - stock.adobe.com

C'est quand un glacier s'effondre ou recul fortement, ce qui modifie le paysage et les équilibres locaux. À cause de cela, d’autres glaciers voisins captent une partie de la glace qui, auparavant, allait vers le glacier affaibli. C’est un peu comme si un fleuve changeait brusquement de lit et détournait l’eau d’un autre cours d’eau voisin.

Glacier
© vitaliymateha - stock.adobe.com

Le glacier Midgaard

Le cas étudié par Flora concerne le glacier Midgaard, situé dans le sud-est du Groenland, dont l’effondrement historique a profondément perturbé les glaciers environnants. Résultat : une réorganisation durable des flux de glace qui a contribué à amplifier la fonte glaciaire régionale.

Le sud-est du Groenland est aujourd’hui le deuxième plus grand contributeur à l’élévation du niveau de la mer. Comprendre comment ces dynamiques ont évolué au fil du temps est essentiel pour savoir si les changements observés sont dus uniquement au réchauffement climatique actuel, ou s’ils s’inscrivent dans une tendance plus ancienne de réorganisation glaciaire.

Grâce à l’analyse combinée de données satellites, d’archives anciennes et de modélisations, cette recherche apporte un éclairage précieux sur les mécanismes complexes qui gouvernent l’évolution des calottes glaciaires.

Mis à jour 29/04/2025

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Les forêts françaises face au défi climatique

Le changement climatique est-il responsable de la baisse de productivité des forêts ?

Publié le 03 avril 2025

Temps de lecture : 5 minutes

Forêt
© tarasylo - stock.adobe.com

Au cours du XXe siècle, les forêts françaises et européennes ont connu une augmentation significative de leur productivité, attribuée à divers facteurs tels que l'élévation des températures et l'accumulation du stock de bois. Toutefois, ces dernières années, plusieurs études ont mis en évidence une stabilisation, voire un déclin de cette productivité.

Une récente étude, menée par des chercheurs du Laboratoire d'inventaire forestier (LIF) de l'ENSG-Géomatique et de l'IGN, en collaboration avec AgroParisTech, s'appuie sur les données de l'Inventaire Forestier National (IFN) de 1980 à 2023 pour confirmer cette tendance et examiner l'impact du changement climatique sur les forêts françaises.

Une analyse à l'échelle nationale

forêt
© hassan bensliman - stock.adobe.com

Cette étude repose sur l'analyse de la productivité des forêts à l'hectare dans les 86 sylvoécorégions* de France, en utilisant la chaîne de calcul de l'IFN. Contrairement aux travaux antérieurs qui se focalisaient sur des analyses restreintes où les espèces forestières étaient contrôlées, cette étude adopte une approche synthétique prenant en compte l'ensemble du territoire forestier. Cette méthodologie permet d'obtenir un diagnostic précis à l'échelle nationale tout en intégrant une dimension géographique fine.

L'ensemble du territoire métropolitain a été pris en compte, afin d'assurer un suivi homogène des effets du changement climatique sur les forêts françaises. Cette approche vise également à garantir une équité de service envers tous les usagers potentiels des résultats de l'étude, notamment dans un contexte où près de 75 % des forêts françaises appartiennent à des propriétaires privés.

Une approche statistique et un suivi de la mortalité des arbres

arbre forêt

Nos chercheurs** combinent les données de l'IFN avec une modélisation statistique afin de prendre en compte l'évolution temporelle des observations à l'échelle des sylvoécorégions. Une attention particulière a été portée à la mortalité des arbres, dont l'augmentation pourrait réduire la capacité de productivité des forêts. Ces analyses ouvrent ainsi la voie à un suivi plus global des dynamiques démographiques des forêts françaises.

L'impact de ces travaux

Les travaux actuels se poursuivent sur le contrôle de la productivité forestière dans un contexte d'accumulation et de maturation des stocks, avec un intérêt particulier pour l'impact du mélange d'espèces sur l'adaptation des forêts au changement climatique. À moyen terme, ces recherches pourraient permettre une meilleure compréhension des interactions entre la transition forestière (expansion et densification des forêts) et le changement climatique.

Bien que l'échelle de l'étude ne permette pas encore d'émettre des recommandations spécifiques aux gestionnaires forestiers, elle met en évidence des zones vulnérables, comme la région PACA et le massif des Pyrénées. Ces résultats ont des implications majeures pour les politiques publiques, notamment dans le cadre de la stratégie nationale bas carbone et de la feuille de route pour l'adaptation au changement climatique.
 

Une démarche européenne en construction

Carte Europe forêt arbres

Si l'étude couvre déjà l'ensemble du territoire métropolitain, l'un des enjeux futurs sera l'extension de ces analyses à l'échelle européenne. La formalisation du réseau européen des inventaires forestiers nationaux (ENFIN, European National Forest Inventory Network), portée par l'IGN, constitue un levier stratégique pour développer un contrôle à grande échelle et anticiper les effets du changement climatique sur les forêts du continent.

*Une Sylvoécorégion (SER) est la plus vaste zone géographique à l’intérieur de laquelle les facteurs déterminant la production forestière ou la répartition des grands types d’habitat forestier varient de façon homogène entre des valeurs précises, selon une combinaison différente de celles caractérisant les SER adjacentes.

**Lionel HertzogJean-Daniel BontempsOlivier Bouriaud Chercheurs au Laboratoire d'inventaire forestier (LIF), Christian PiedalluFrançois Lebourgeois chercheurs à AgroParisTech

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Mis à jour 05/08/2025

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Quand la recherche française vient au secours des forêts mondiales

Le LIF (laboratoire d’inventaire forestier) propose une méthode d’observation permettant, dans le futur, de mieux gérer les forêts et préserver la biodiversité

Publié le 09 septembre 2024

Temps de lecture : 5 minutes

forêt Vosges

La crise climatique que nous vivons actuellement impacte, entre autres, les politiques publiques, impliquant la nécessité de surveiller nos forêts. Marqueurs de la santé de notre planète, et véritables poumons, le laboratoire d’inventaire forestier de l’ENSG-Géomatique et de l’IGN a été l’un des premiers au monde à proposer une méthode de surveillance des forêts offrant la possibilité d’agréger de multiples données.  
 

station spatiale internationale
© WikiImages - Pixabay

Tout commence par la mission GEDI, instrument développé par la NASA et hébergé à bord de la station spatiale internationale. Celle-ci est dotée d’un objectif de surveillance des forêts mondiales à l’aide de 3 lasers lidar. Seulement ces données ne permettent pas de caractériser, avec précision, ni la végétation, ni le volume de bois.  
 

Les chercheurs ont travaillé autour d’un échantillon situé dans les Vosges ayant pour caractéristique d’être recouvert à hauteur de 75% par la forêt. Peuplée de hêtres et de conifères à partir de 500 mètres d’altitude, cette forêt subie de plein fouet le réchauffement climatique en faisant face à une invasion de scolytes (dont le typographe qui creuse des galeries sous les écorces pour pondre ses œufs et entraîne la mort de l’arbre).  

© Leonid Andronov - stock.adobe.com

Face à cette problématique, nos chercheurs* proposent une méthode permettant de combinant 3 sources de données existantes :  

  • celles relevées par l’inventaire forestier réalisées par l’IGN en France et prises à l’aide d’un lidar géoporté;  
  • celles émanant de la mission GEDI;
  • et puis celles provenant de Sentinelle 2 via l’opération européenne Copernicus, via une série de satellites gérés par l’agence spatiale européenne. 

La méthode se base sur un clustering, des techniques de classification et de régression.  

Les données d’entrée se basent sur la hauteur maximale des arbres et la caractérisation du terrain (élévation, pente, exposition). En les combinant et en complément avec les données relevées via la mission GEDI, la méthode définit deux étapes dont la première définit le profil et les formes des classes structurelles de la végétation. La seconde étape est celle de l’appairage en utilisant un mapping en plusieurs dimensions de l’échantillon forestier.  

Utilisant également l’intelligence artificielle, cette méthode d’association des données a démontré des résultats très satisfaisants permettant potentiellement de retranscrire et tester le modèle sur d’autres typologies de forêts dans le monde. Ainsi, en généralisant cette méthode, dans le futur, nous pourrons surveiller et suivre l’évolution de l’état de la forêt (espèces présentes, nombre d’arbres sains et atteints, volume de bois présent).

*Nikola Besic, Cédric Véga chercheurs au Laboratoire d’inventaire forestier (LIF), Anouk Schleich et Sylvie Durrieu chercheuses à l’INRAE, UMR Territoires, Environnement, Télédétection Spatiale (TETIS) 

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Mis à jour 23/09/2025

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Une révolution dans l'apiculture et un premier prix !

Publié le 19 juin 2024

Temps de lecture : 5 minutes

Abeilles - Sylvain Galopin
©Sylvain Galopin

Une avancée majeure dans le domaine de l’apiculture, qui permet à Sylvain Galopin (chercheur à l’IGN et l’ENSG-Géomatique) d’obtenir le prix du meilleur article court à la conférence AGILE 2024 de Glasgow ! 

Un travail réalisé sous la direction de Freddie-Jeanne Richard (chercheuse à l’INRAE) et Guillaume Touya (chercheur à l’IGN et l’ENSG-Géomatique).
Sylvain Galopin a développé la GeoDanceHive, une ruche connectée qui permet de géolocaliser les lieux de butinage des abeilles sans recourir au GPS. Cette innovation repose sur l'observation et le décodage de la « danse » des abeilles, un comportement fascinant par lequel elles indiquent à leurs congénères les lieux de butinage intéressants en frétillant.

Comment ça marche ?

Abeilles - Sylvain Galopin
©Sylvain Galopin

La GeoDanceHive filme les abeilles en train de « danser » à l'intérieur de la ruche. Les vidéos sont ensuite analysées pour décoder les mouvements des abeilles et les convertir en cartes de butinage probables.

Cette méthode offre plusieurs avantages significatifs :

  • Compréhension approfondie du déclin des abeilles : En identifiant les zones de butinage, nous pouvons mieux comprendre les facteurs qui affectent la santé des colonies d'abeilles.
  • Soutien aux apiculteurs face aux enjeux du changement climatique : Les apiculteurs peuvent utiliser ces cartes pour adapter leurs pratiques et améliorer la gestion de leurs ruches.
  • Outils de recherche avancés pour l'écologie et la biodiversité : Les chercheurs disposent d'un nouvel outil pour étudier les comportements des abeilles et leur interaction avec l'environnement.

Abeilles - Sylvain Galopin
©Sylvain Galopin

Cette innovation est prometteuse pour l'avenir de l'apiculture et de la recherche environnementale. Elle ouvre de nouvelles perspectives dans la protection de nos précieuses abeilles et de notre écosystème.

Félicitations à Sylvain Galopin, Freddie-Jeanne Richard et Guillaume Touya pour cette innovation et ce premier prix !

Pour aller plus loin, consultez l’article !
 

Lire l'article

Mis à jour 20/06/2024

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Kristel Chanard, chercheuse à l'IGN/ENSG, obtient la médaille de bronze du CNRS !

Une reconnaissance accordée à celles et ceux qui font avancer la science, pour les encourager à poursuivre des recherches déjà bien engagées.

Publié le 19 février 2024

Temps de lecture : 3 minutes

Kristel Chanard

Kristel Chanard, chargée de recherche du développement durable à l'IGN / ENSG-Géomatique, obtient la médaille de bronze du CNRS.

Au sein de l'Unité Mixte de Recherche (UMR) IPGP, Kristel Chanard mène des recherches à l'interface entre 2 disciplines : la géodésie et la géophysique. Elle étudie l’impact du cycle de l’eau sur les observations de géodésie et gravimétrie. Son objectif est d'aider à mieux comprendre comment la Terre solide se déforme en réponse aux variations des masses d’eau à sa surface, et comment ces déformations affectent les séismes.

Des recherches importantes avec des enjeux scientifiques ainsi que sociétaux qui bénéficient à de nombreuses thématiques : compréhension des signaux mesurés par les techniques de géodésie et gravimétrie, évolution et gestion des ressources en eau, rhéologie de la Terre et sismicité.

Kristel Chanard montre un très grand dynamisme scientifique, souligné par de nombreuses collaborations nationales et internationales, et récompensé par le Early Career Scientist Award de l’European Geosciences Union en 2022 et le John Wahr Early Career Award de l'American Geophysical Union en 2023. 

Pour aller plus loin et en apprendre davantage sur le travail de Kristel Chanard, vous pouvez consulter les schémas ci-dessous et cliquer ici.

Thématiques de recherche de Kristel Chanard

Kristel Chanard

Carte des anomalies du champ de gravité

Kristel Chanard

© Gauer, L. M., Chanard, K., & Fleitout, L. (2023). Data‐driven gap filling and spatio‐temporal filtering of the GRACE and GRACE‐FO records. Journal of Geophysical Research: Solid Earth, e2022JB025561

Mis à jour 08/04/2024

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Journée de la recherche 2024

Publié le 15 janvier 2024

Temps de lecture : 2 minutes

L’Université Gustave Eiffel, l’IGN et l’ENSG-Géomatique organisaient le jeudi 28 mars 2024 la 33ème Journée de la recherche sur le thème du Jumeau numérique de la France - Faire commun avec les jumeaux thématiques et territoriaux.

Communautés, usages, conditions d’interopérabilité pour la construction d’un jumeau numérique national…

Une journée inspirante qui fut riche en informations !

Quand et où ?

Date : jeudi 28 mars 2024

Lieu : Université Gustave Eiffel – Auditorium Maurice Gross (Bâtiment Copernic) – 5, boulevard Descartes, 77420 Champs-sur-Marne (RER A Noisy-Champs - Descartes)

Au programme de cette journée

9h-9h30 Accueil café
9h30-9h45 Session d'ouverture - Patrick SILLARD [IGN]
9h45-10h45

Session Jumeaux numériques : 

  • Le projet ICI - Modélisations épidémiologiques pour évaluer diverses interventions sanitaires - Maxime COLOMB [INRIA]
  • Digital Twins for Complex Infrastructures and Urban Ecosystems - Mathieu ARQUIER [ENPC]
  • Générateur semi-procédural de villes virtuelles à partir de données géographiques ouvertes - Nicolas AUDEBERT [IGN]
  • Towards the design of a data layer for the management of the smart buildings - Daphné TUNCER [ENPC]
10h45-11h Présentation posters
11h-11h45 Pause & exposition posters
11h45-13h

Session INRAE : 

  • Un jumeau numérique pour l’adaptation résiliente et durable des réseaux d’eau - Olivier PILLER [INRAE]
  • Iota2 : Une chaine de traitement d'imagerie satellitaire open-source pour l'extraction d'information geographique - Mathieu FAUVEL [INRAE]
  • Des orthophotographies historiques aux données LiDAR HD : une diversité de sources pour enrichir la cartographie du bocage et les indicateurs associés - David SHEREEN [INRAE]
  • Localisation des aires pour gens du voyage : une source de discrimination ? - Philippe DELACOTE [INRAE]
  • Questionnements & réflexion d’INRAE sur le jumeau numérique - Thierry CAQUET [INRAE]
13h-14h Pause déjeuner (libre)
14h-14h30 Pause & exposition posters
14h30-15h15 Table ronde : Jumeaux numériques et Communs
Animation : Rudy Cambier (IGN)
Participants : Gilles CORDE (Program manager, IFPEN), Yann LE YHUELIC (Directeur du Business Development, 1Spatial France), Claude PENICAND (Directeur de la stratégie, IGN), Perrine RUTKOWSKI (Responsable incubateur Accélérema, Cerema), Rémi Montorio (responsable du jumeau de la Métropole Européenne de Lille)
15h15-15h30 Pause et répartition dans les 3 espaces (au choix)
15h30-16h30

Sessions parallèles

Applications des Jumeaux Numériques [Copernic] Méthodes et applications en télédétection [ENSG, Picard]

Tutoriels
[salle L-112]

A scientometric analysis of linkages between urban digital twins and urban simulation models - Juste RAIMBAULT [IGN] Dense Depth Supervised Neural Radiance Fields for Sparse Satellite Images - Lulin ZHANG [IPGP] Tutoriel MicMac - Mehdi DAAKIR [IGN]
Retour d'expérience sur la construction d'un jumeau numérique d'un projet de construction de tramway - Lionel HENRY [ESRI France] Transferability between two areas of a data-fusion based method for Land Use classification - Martin CUBAUD [IGN]  
Tendances de productivités à l'échelle de sylvoécorégions et de leurs déterminants climatiques - Lionel HERTZOG [LIF] Quels sont les obstacles à une représentation réaliste des déformations du sol avec les GNSS ? - Kevin GOBRON [IPGP]  
    Construction of geo-commons by communities of practice: the case of orienteering maps generation from open LIDAR data - Juste RAIMBAULT [IGN] Les jumeaux numériques au service de la sécurité des ponts - Dominique SIEGERT [UGE]  

 

16h30-16h45 Pause et répartition dans les 3 espaces (au choix)
16h45-17h45

Sessions parallèles

Modèles et production de données [Copernic] Visualisation, cartographie et interaction utilisateur [ENSG, Picard] Tutoriels [salle C-310] 
  Un tableau de bord collaboratif des évolutions de bâtiments et de la densification - Bénédicte BUCHER [IGN] Exploration de la théorie de l’ancrage pour les cartes panscalaires - Maieul GRUGET [IGN] Tutoriel OpenMOLE - Juste RAIMBAULT [IGN]
Modèle de classification pour l'inférence de la précision spatiale des bâtiments d'OSM avec des indicateurs intrinsèques - Arnaud LE GUILCHER [IGN] Produire automatiquement des orthophotos du XXème siècle : évaluation et maturation de la chaîne HIATUS - Célestin HUET [IGN]  
Modélisation et instanciation d'un modèle de données routières pour le cyclisme - Raphaël BRES [IGN] L'oculométrie au service de la cartographie - Laura WENCLIK [IGN]  
Quantification des risques auxquels sont soumis les cyclistes lors de leurs trajets quotidiens - Emmanuel Cledat [IGN] Les multiples facettes du design de cartes interactives - Quentin POTIÉ [IGN]  

 

 

Découvrez les posters de la Journée de la recherche en avant première !

Les motivations des participant·es

  • Découvrir les dernières avancées des recherches Univ Eiffel-IGN-ENSG
  • Engager des discussions avec des chercheurs 

RDV en 2025 pour la prochaine édition !

Mis à jour 08/04/2024

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Le voyage aux USA de Maylis de La Serve

Ingénieure-Chercheuse à l'ENSG-Géomatique, Maylis est partie aux États-Unis poursuivre sa thèse.

Publié le 29 novembre 2023

Temps de lecture : 5 minutes

Maylis de la Serve

Maylis La Serve, ingénieure-chercheuse en géodésie part aux États-Unis, à Michigan State University, une véritable opportunité à saisir afin de poursuivre sa thèse à une échelle plus importante.  

Elle qui se décrit comme un “pur produit de l’ENSG” souhaite à travers ce voyage, pouvoir s’émanciper et apporter de la diversité à son parcours tout en poursuivant le travail initié lors de sa thèse. Son travail a pour but de favoriser une meilleure compréhension et modélisation des déformations de la Terre pour faire évoluer l’ITRF (Repère International de Référence Terrestre). 

Elle nous explique : “ C'est fréquent qu’un docteur parte faire un post-doctorat à l’étranger. Cela permet de consolider sa thèse, d’étendre son réseau et de renforcer son dossier si on souhaite obtenir un poste permanent comme chercheur ou maître de conférence. J’aurai pu choisir de partir dans un laboratoire français mais l’anglais étant ma principale langue de travail, les USA étaient la suite logique ! ” 

Quel est l’objectif de ses recherches ? 

L’objectif de la thèse de Maylis était d’investiguer l’une de ces questions : Est-il possible de détecter des mouvements non-linéaires non saisonniers sur les sites de l’ITRF ?  

Mais dis-moi, Jamy qu’est-ce que c’est les mouvements non-linéaires non saisonniers ? 

Pour comprendre cela, il faut d’abord commencer par la présentation de l’ITRF. 

Il est nécessaire de pouvoir se positionner précisément à la surface ou proche de la surface de la Terre, que ça soit pour se déplacer ou pour des applications scientifiques qui permettent en autre la prévention de risques naturels.  

Mais comment se positionner sur une Terre qui subit constamment des déformations (tectonique des plaques, volcans, séisme…) ? Pour cela on utilise un outil qui s’appelle… l’ITRF ! 
L’ITRF correspond à la position d’une multitude de stations/points de référence qui se trouvent tout autour de la planète ainsi qu’à leur évolution dans le temps. 

Ce repère est peu connu par le grand public mais il a un réel impact dans notre quotidien. Pour s’assurer d’une bonne fiabilité, il est mis à jour régulièrement. La dernière réalisation de l'ITRF est l’ITRF2020. 

Mais l’ITRF2020 connaît quelques limites. Sa modélisation, comme tout modèle simplifié, ne représente pas parfaitement la forme de la Terre. En effet, elle ne prend pas en compte certains mouvements ou déformations : Les fameux mouvements non-linéaires non saisonniers !  

Par exemple, il ne prend pas en compte dans leur entièreté la fonte des glaces actuelle ou le phénomène El Nino (phénomène climatique qui impacte la côte Pacifique de l’Amérique du Sud). Le travail de Maylis a donc pour objectif d’investiguer une manière d’incorporer ces mouvements non linéaires non saisonniers à l’ITRF.  

Cela permettrait d’obtenir des coordonnées plus fiables et notamment de mieux étudier certains phénomènes climatiques comme la montée des mers ou la fonte des glaces. 

Quels sont les bénéfices de ce partenariat ? 

Maylis de la Serve  Michigan State University

Le partenariat avec le Dr. Jeffrey T. Freymuller, professeur à Michigan State University va permettre d’aborder ces mouvements non linéaires et non saisonniers d’un point de vue géophysique. “Son expertise en géophysique ainsi qu’en géodésie est un atout indéniable afin d’avancer vers la modélisation de ces déplacements et vers leur potentielle intégration dans l’ITRF.” 

Maylis pourra donc consolider les acquis de sa thèse en assimilant de nouvelles connaissances, méthodes et techniques.  

“Cela sera en effet pour moi l’occasion d’apprendre de nouvelles méthodes d’analyse de données issues de la géodésie spatiale appliquées aux sciences de la Terre ainsi que l’utilisation de modèles géophysiques.” 

Cette expérience lui permettra de développer son propre projet de recherche afin d’obtenir une meilleure modélisation des déformations de la Terre ce qui fera évoluer l’ITRF ainsi que sa carrière. 

Vous voulez en apprendre davantage sur le travail de Maylis ? N'hésitez pas à consulter son article scientifique ! 

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Maylis de la Serve  Michigan State University

Mis à jour 07/12/2023