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Journée de la recherche 2026
Présentation des résultats récents de la recherche et des dernières avancées scientifiques et technologiques dans le domaine de l’information géographique
Publié le 19 mars 2026
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Présentation des résultats récents de la recherche et des dernières avancées scientifiques et technologiques dans le domaine de l’information géographique
Publié le 19 mars 2026
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Publié le 28 novembre 2025
Une nouvelle distinction pour Kristel Chanard, chercheuse à l'IGN / Géodata Paris. Après avoir obtenu la médaille de bronze du CNRS, en février 2024, Kristel Chanard se voit une nouvelle fois récompensée avec le prix Irène Joliot-Curie dans la catégorie "Jeune femme scientifique" !
Mis à jour 19/03/2026
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Publié le 06 novembre 2025
Temps de lecture : 5 minutes
L’ITRF joue un rôle clé à trois niveaux :
Mis à jour 19/03/2026
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Publié le 22 avril 2025
Temps de lecture : 3 minutes
C'est quand un glacier s'effondre ou recul fortement, ce qui modifie le paysage et les équilibres locaux. À cause de cela, d’autres glaciers voisins captent une partie de la glace qui, auparavant, allait vers le glacier affaibli. C’est un peu comme si un fleuve changeait brusquement de lit et détournait l’eau d’un autre cours d’eau voisin.
Le cas étudié par Flora concerne le glacier Midgaard, situé dans le sud-est du Groenland, dont l’effondrement historique a profondément perturbé les glaciers environnants. Résultat : une réorganisation durable des flux de glace qui a contribué à amplifier la fonte glaciaire régionale.
Le sud-est du Groenland est aujourd’hui le deuxième plus grand contributeur à l’élévation du niveau de la mer. Comprendre comment ces dynamiques ont évolué au fil du temps est essentiel pour savoir si les changements observés sont dus uniquement au réchauffement climatique actuel, ou s’ils s’inscrivent dans une tendance plus ancienne de réorganisation glaciaire.
Grâce à l’analyse combinée de données satellites, d’archives anciennes et de modélisations, cette recherche apporte un éclairage précieux sur les mécanismes complexes qui gouvernent l’évolution des calottes glaciaires.
Mis à jour 29/04/2025
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Le changement climatique est-il responsable de la baisse de productivité des forêts ?
Publié le 03 avril 2025
Temps de lecture : 5 minutes
Cette étude repose sur l'analyse de la productivité des forêts à l'hectare dans les 86 sylvoécorégions* de France, en utilisant la chaîne de calcul de l'IFN. Contrairement aux travaux antérieurs qui se focalisaient sur des analyses restreintes où les espèces forestières étaient contrôlées, cette étude adopte une approche synthétique prenant en compte l'ensemble du territoire forestier. Cette méthodologie permet d'obtenir un diagnostic précis à l'échelle nationale tout en intégrant une dimension géographique fine.
L'ensemble du territoire métropolitain a été pris en compte, afin d'assurer un suivi homogène des effets du changement climatique sur les forêts françaises. Cette approche vise également à garantir une équité de service envers tous les usagers potentiels des résultats de l'étude, notamment dans un contexte où près de 75 % des forêts françaises appartiennent à des propriétaires privés.
Nos chercheurs** combinent les données de l'IFN avec une modélisation statistique afin de prendre en compte l'évolution temporelle des observations à l'échelle des sylvoécorégions. Une attention particulière a été portée à la mortalité des arbres, dont l'augmentation pourrait réduire la capacité de productivité des forêts. Ces analyses ouvrent ainsi la voie à un suivi plus global des dynamiques démographiques des forêts françaises.
Si l'étude couvre déjà l'ensemble du territoire métropolitain, l'un des enjeux futurs sera l'extension de ces analyses à l'échelle européenne. La formalisation du réseau européen des inventaires forestiers nationaux (ENFIN, European National Forest Inventory Network), portée par l'IGN, constitue un levier stratégique pour développer un contrôle à grande échelle et anticiper les effets du changement climatique sur les forêts du continent.
Mis à jour 05/08/2025
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Le LIF (laboratoire d’inventaire forestier) propose une méthode d’observation permettant, dans le futur, de mieux gérer les forêts et préserver la biodiversité
Publié le 09 septembre 2024
Temps de lecture : 5 minutes
Tout commence par la mission GEDI, instrument développé par la NASA et hébergé à bord de la station spatiale internationale. Celle-ci est dotée d’un objectif de surveillance des forêts mondiales à l’aide de 3 lasers lidar. Seulement ces données ne permettent pas de caractériser, avec précision, ni la végétation, ni le volume de bois.
Face à cette problématique, nos chercheurs* proposent une méthode permettant de combinant 3 sources de données existantes :
Mis à jour 23/09/2025
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Publié le 19 juin 2024
Temps de lecture : 5 minutes
La GeoDanceHive filme les abeilles en train de « danser » à l'intérieur de la ruche. Les vidéos sont ensuite analysées pour décoder les mouvements des abeilles et les convertir en cartes de butinage probables.
Cette innovation est prometteuse pour l'avenir de l'apiculture et de la recherche environnementale. Elle ouvre de nouvelles perspectives dans la protection de nos précieuses abeilles et de notre écosystème.
Mis à jour 20/06/2024
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Une reconnaissance accordée à celles et ceux qui font avancer la science, pour les encourager à poursuivre des recherches déjà bien engagées.
Publié le 19 février 2024
Temps de lecture : 3 minutes
Kristel Chanard, chargée de recherche du développement durable à l'IGN / ENSG-Géomatique, obtient la médaille de bronze du CNRS.
Au sein de l'Unité Mixte de Recherche (UMR) IPGP, Kristel Chanard mène des recherches à l'interface entre 2 disciplines : la géodésie et la géophysique. Elle étudie l’impact du cycle de l’eau sur les observations de géodésie et gravimétrie. Son objectif est d'aider à mieux comprendre comment la Terre solide se déforme en réponse aux variations des masses d’eau à sa surface, et comment ces déformations affectent les séismes.
Des recherches importantes avec des enjeux scientifiques ainsi que sociétaux qui bénéficient à de nombreuses thématiques : compréhension des signaux mesurés par les techniques de géodésie et gravimétrie, évolution et gestion des ressources en eau, rhéologie de la Terre et sismicité.
Kristel Chanard montre un très grand dynamisme scientifique, souligné par de nombreuses collaborations nationales et internationales, et récompensé par le Early Career Scientist Award de l’European Geosciences Union en 2022 et le John Wahr Early Career Award de l'American Geophysical Union en 2023.
Mis à jour 08/04/2024
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Publié le 15 janvier 2024
Temps de lecture : 2 minutes
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Ingénieure-Chercheuse à l'ENSG-Géomatique, Maylis est partie aux États-Unis poursuivre sa thèse.
Publié le 29 novembre 2023
Temps de lecture : 5 minutes
Maylis La Serve, ingénieure-chercheuse en géodésie part aux États-Unis, à Michigan State University, une véritable opportunité à saisir afin de poursuivre sa thèse à une échelle plus importante.
Elle qui se décrit comme un “pur produit de l’ENSG” souhaite à travers ce voyage, pouvoir s’émanciper et apporter de la diversité à son parcours tout en poursuivant le travail initié lors de sa thèse. Son travail a pour but de favoriser une meilleure compréhension et modélisation des déformations de la Terre pour faire évoluer l’ITRF (Repère International de Référence Terrestre).
Elle nous explique : “ C'est fréquent qu’un docteur parte faire un post-doctorat à l’étranger. Cela permet de consolider sa thèse, d’étendre son réseau et de renforcer son dossier si on souhaite obtenir un poste permanent comme chercheur ou maître de conférence. J’aurai pu choisir de partir dans un laboratoire français mais l’anglais étant ma principale langue de travail, les USA étaient la suite logique ! ”
L’objectif de la thèse de Maylis était d’investiguer l’une de ces questions : Est-il possible de détecter des mouvements non-linéaires non saisonniers sur les sites de l’ITRF ?
Mais dis-moi, Jamy qu’est-ce que c’est les mouvements non-linéaires non saisonniers ?
Pour comprendre cela, il faut d’abord commencer par la présentation de l’ITRF.
Il est nécessaire de pouvoir se positionner précisément à la surface ou proche de la surface de la Terre, que ça soit pour se déplacer ou pour des applications scientifiques qui permettent en autre la prévention de risques naturels.
Mais comment se positionner sur une Terre qui subit constamment des déformations (tectonique des plaques, volcans, séisme…) ? Pour cela on utilise un outil qui s’appelle… l’ITRF !
L’ITRF correspond à la position d’une multitude de stations/points de référence qui se trouvent tout autour de la planète ainsi qu’à leur évolution dans le temps.
Ce repère est peu connu par le grand public mais il a un réel impact dans notre quotidien. Pour s’assurer d’une bonne fiabilité, il est mis à jour régulièrement. La dernière réalisation de l'ITRF est l’ITRF2020.
Mais l’ITRF2020 connaît quelques limites. Sa modélisation, comme tout modèle simplifié, ne représente pas parfaitement la forme de la Terre. En effet, elle ne prend pas en compte certains mouvements ou déformations : Les fameux mouvements non-linéaires non saisonniers !
Par exemple, il ne prend pas en compte dans leur entièreté la fonte des glaces actuelle ou le phénomène El Nino (phénomène climatique qui impacte la côte Pacifique de l’Amérique du Sud). Le travail de Maylis a donc pour objectif d’investiguer une manière d’incorporer ces mouvements non linéaires non saisonniers à l’ITRF.
Cela permettrait d’obtenir des coordonnées plus fiables et notamment de mieux étudier certains phénomènes climatiques comme la montée des mers ou la fonte des glaces.
Le partenariat avec le Dr. Jeffrey T. Freymuller, professeur à Michigan State University va permettre d’aborder ces mouvements non linéaires et non saisonniers d’un point de vue géophysique. “Son expertise en géophysique ainsi qu’en géodésie est un atout indéniable afin d’avancer vers la modélisation de ces déplacements et vers leur potentielle intégration dans l’ITRF.”
Maylis pourra donc consolider les acquis de sa thèse en assimilant de nouvelles connaissances, méthodes et techniques.
“Cela sera en effet pour moi l’occasion d’apprendre de nouvelles méthodes d’analyse de données issues de la géodésie spatiale appliquées aux sciences de la Terre ainsi que l’utilisation de modèles géophysiques.”
Cette expérience lui permettra de développer son propre projet de recherche afin d’obtenir une meilleure modélisation des déformations de la Terre ce qui fera évoluer l’ITRF ainsi que sa carrière.
Mis à jour 07/12/2023